artiicl'e second, p'tit texte de ju'

artiicl'e second, p'tit texte de ju'
Über den Dächern
(sur les toits)
ist es so kalt
(il fait si froid)
und so still
(et si calme)

Des milliers de lumières blanches s'étendent à mes pieds offrant un contrastes saisissant avec l'immensité noire qui me surplombe, menaçant de m'engloutir.
Oui le jour est venu.
Trop longtemps je me suis battue, seule, sans aide...
Sans Elle...
Des dizaines de personnes se massent au pied de l'immeuble .
Mais ,malgré leurs espérances, elles ne pourront pas m'aider.
Personne ne le peut...
-Lisa ! Descends !
Je me retourne, toujours debout sur le rebord et me retrouve face à Elle .
Elle, a qui je n'ai pas parler depuis des mois.
Elle, qui, au sommet de sa réussite, m'a oubliée.
Elle qui se prétendait ma meilleure amie.
Elle que j'ai commencé à haïr au fil des temps...
Et pourtant, aujourd'hui, seule Elle peut encore me sauver .

Da unten ist nichts mehr
(En bas il n'y a plus rien )
was dich hier oben nach hält
(de ce qui en haut encore te retiens)

-Lisa je t'en supplie descends !
Ses yeux se remplissent de larmes.
Je me retourne vers l'abîme, incapable de supporter la vue de ses amandes vertes embuées.
-Va-t-en Alex !
-Non !
Je l'entends se rapprocher, comme pour appuyer ses paroles :
-Pourquoi tu fais ça ?! Pourquoi veux-tu détruire ta vie... et la mienne ?
-Je ne veux pas détruire ta vie et le fait que je disparaisse ne changera sûrement rien à ton bonheur.
-Tu crois que je pourrais vivre en sachant que j'ai laisser ma meilleure amie se suicider ?

spring nicht
(ne saute pas)
Erinnern dich
(souviens-toi)
an dich und mich
( de toi et de moi)
Die Welt da unten zählt nicht
(le monde en bas ne compte pas)
Bitte spring nicht
( s'il te plait ne saute pas)

-Explique-moi
-Je n'ai rien à te dire
-Je suis ta meilleure amie...
-Tu l'étais....
Je sais que mes paroles lui ont fait l'effet d'un pic à glace dans le c½ur.
Je sais que ses larmes ont redoublés à l'instant même où j'ai prononcé cette phrase.
Je le sais car j'aurais ressenti la même chose à sa place ...
-Alors comme ça je ne compte plus pour toi ?
-Faut croire...
-Je croyais que nous devions rester amies quoi qu'il arrive...
-Nous devions aussi rester en contact quoi qu'il arrive ...on voit le résultat.
-Je suis nulle...
-Non, la vie est nulle...
-ne dis pas ça !
-Réfléchis Alex !Les promesses d'amitiés et les projets d'avenir c'est facile à faire et à croire lorsqu'on a 13 ans... Mais dès qu'on passe à l'âge adulte on se rend compte qu'on ne fera jamais ce dont on rêvait, que les amitiés vont se faner jusqu'à disparaître. On y peut rien c'est comme ça .La vie est injuste.

Irgendwo da draußen
(quelque part là dehors)
bist du verloren gegangen
(tu t'es perdu)
Du träumst von dem Ende
(tu rêve de la fin)
um nochmal von vorn anzufangen
(en espérant pouvoir prendre un nouveau départ )

-Si on peut y faire quelque chose
Elle me prends la main et monte sur le rebord à mes côtés
-Qu'est-ce que tu fais ?!
Ma voix tremble. J'ai peur, je veux qu'elle retourne en bas, en sécurité.
-Descends Alex !
-Tiens ça me rappelle confusément quelqu'un ! Mais qui ça peut bien être ?!
-ce n'est pas drôle !
-Non, voir son EX meilleure amie debout sur le rebord d'un immeuble de 10 étages n'a rien de drôle en effet ...
-Où veux-tu en venir ?
-Je veux que tu me laisse une chance de me racheter. Je veux qu'on reprenne à zéro...


Nimm meine Hand
(prends ma main)
Wir fangen nochmal an
(on va essayer encore une fois)
Spring nicht
(ne saute pas)

Les yeux rivés dans les miens elle me sourit
Un sourire rassurant
Apaisant...
Un de ses sourires qui vous disent que après tout la vie n'est pas si moche ...
Je lui souris à mon tour et me décide à descendre
Avec Elle ...
-Alexandra Line ! qu'est-ce que vous faites ici ?
la voix vient de l'hélicoptère d'une grande chaîne qui filme la scène un peu plus loin, voulant certainement avoir le direct du suicide de la pauvre névrosée que je suis...
le reporter se tourne vers la caméra et dit :
-Notre chère chroniqueuse, Alexandra Line, essaye au moment où je vous parle de raisonner la jeune fille en question...
J'entends Alex murmurait :
-allez-vous en ...
je sens sa main se desserrait, ses yeux se détournent à cause de la lumière trop vive...
c'est trop pour moi
j'avance mon pied jusqu'à le reposait dans le vide
-NON !
courte chute , arrêt brutale ,cris ...
Sa prise sur mon poignet c'est brusquement resserrée, elle a presque était jetée au sol par le poids soudain qu'elle doit soutenir
-lâche moi Alex !
-rêve toujours !
Elle essaye de me remonter, en vain. Puis elle appelle à l'aide.
Je vois l'hélicoptère essayait de s'approcher, les gens se mettre à courir sous moi
Je plonge à nouveau mes yeux dans ceux d'Alex... lui souris...
Puis je commence à retirer ses doigts de mon poignée
-non !
Sans l'écouter je continue mon travail jusqu'à n'être retenu que d'un fil
-Alex...j'ai quelque chose à te dire...
-tu auras tout le temps après...
-non écoute moi... maintenant
elle arrête de se débattre et attends
-Alex...sache que je t'adore pour toujours...quoi qu'il arrive et quoi que tu fasse
je détache ses derniers doigts puis sent la sensation de chute
longtemps ...
j'entends encore un cri
je vois les lumières se rapprochaient
puis je ferme les yeux
me laissant envahir par les ténèbres
et par son sourire
pour l'éternité...

ich schrei in die Nacht für dich
(je cris dans la nuit pour toi)
lass mich nicht im Stich
(ne m'abandonne pas)
Spring nicht
(ne saute pas)
die Lichter fangen dich nicht
(les lumières ne t'attrapent pas)
Sie betrügen dich
(elles te trompent)
spring nicht
(ne saute pas)
Erinner dich
(souviens toi)
an dich und mich
(de toi et de moi)
Die Welt da unten Zählt nicht
(le monde en bas ne compte pas)
bitte spring nicht
(s'il te plait ne saute pas)
und hält dich das auch nicht zurück
(et si ça ne te retiens toujours pas)
Dann spring ich für dich
(alors, moi, je sauterai pour toi)


[by ju']

# Posté le mercredi 02 avril 2008 12:39

Le troisième =D

Le troisième =D
Je jette un regard mélancolique vers le papillon jaune et plein de couleurs qui passe devant moi.
Ce papillon au moins, apporte du bonheur et du réconfort lorsqu'on le voit.
J'en ai besoin de réconfort.
Pourquoi la vie est elle si dure, si injuste?
Je me pose de plus en plus cette question
Je me rend compte que je grandis, que tout prend une plus grande ou plus petite place dans mon coeur
Réussir dans la vie, après plusieur années d'hésitations, l'étau se resserre autour de deux métiers, d'un tout particulièrement.
Réussir en amour, là aussi l'étau se resserre, je ne m'était jamais rendu compte qu'il prenais une telle place dans mon coeur.
Réussir dans ces deux choses, si différentes et si mêlées pourtant, si complétives, si dépendantes l'une de l'autre...
Réussir dans ces deux domaines, tout en conservant ses liens avec sa famille et les amitiés, si présentes mais si fragiles...

Et ce papillon, je le vois passer, si joyeux,
Je le vois virevolter, si heureux.
Je le vois voler de fleurs en fleur, si inscouciant,
Inscouciant de ce qui nous arrive, car, quoi qu'il arrive il est joyeux.

Inscouciant, ce que l'on était en maternelle, en primaire, ne se doutant pas que nos décisions aurait un impact sur notre vie
Et que cette vie serait fondée sur un principe, la réussite
Réussite, je n'utilise que ce mot
Et pourtant, un autre mot est essentiel à la réussite
L'amitié

Ce texte est pour tous ceux que j'aime
Car votre amitié m'est précieuse,
Et que je ne veux la perdre
Pour rien au monde

[by clo']

# Posté le jeudi 03 avril 2008 12:50

Modifié le mercredi 29 avril 2009 17:52

quatrième article =)

quatrième article =)
Peter regarde par la fenêtre le ciel gris qui déversent ses trombes d'eau sur le quartier de la City, à Londres.
Il cherche désespérément un endroit plus claire, qui indiquerait la présence du soleil. En vain.
Il surprend son reflet dans la vitre. Ne reconnaît pas cet homme au teint blafard, tout autant en accord avec son costume qu'avec la météo.
Même son bureau lui semble étranger. Murs blancs, reproduction de tableaux anciens, étagères remplies de livres que personne n'ouvre, jusqu'à la bouteille de cognac posée sur le guéridon : parfaite imitation du bureau de banquier moyen .
D'habitude, Peter aime à s'y reposer entre deux réunions, buvant un petit verre tout en consultant quelques dossiers ou en ouvrant son courrier .
Mais pas aujourd'hui. Non pas aujourd'hui.
Car soudain cette pièce change d'aspect à ses yeux : d'havre de paix il devient prison.
La claustrophobie le prend. Mu par une envie irrésistible d'espace il sort de son service, demandant au passage à sa secrétaire d'annuler tous ses rendez-vous .
Il dévale les escaliers, sort du building abritant la firme pour laquelle il travaille, se retrouve sous la pluie ... et comprend son erreur.
Le sentiment d'être enfermé s'accentue en effet à la vue des nuages bas et épais cachant la lumière et de la brume qui retire toute perspective.
Déçu, dégoûté, découragé il longe la Tamise, laissant ses pieds le guider, perdu dans ses pensées.
Il repense à l'époque où passer son temps enfermé lui aurait paru idiot et impossible. A l'époque où l'insouciance était de mise. Au temps où on l'appelait Pierre et non Peter.
Il revoit la Provence de son enfance avec ses vignes, son soleil et sa joie de vivre ambiante.
Aujourd'hui seule le brouillard et l'eau polluée du fleuve s'offre à sa vue.
Il réentend les cigales, les exclamations des vieux qui jouaient aux boules sur la place, le patois local mêlé de français.
Soudain les cris des chauffeurs de taxis et de leurs klaxons lui semblent insupportables.
Il repense à son oncle lui lisant les ½uvres des plus grands écrivains de son pays : Hugo, Vernes, Zola, La Fontaine, Voltaire, ... et disant à son père : « vous les rosbifs,
Vous croyez détenir la langue universelle, mais vous oubliez que, en matière de littérature comme dans bien d'autres domaines, les français vous ont coiffés au poteau depuis longtemps ! ». Et tandis que sa mère, française de la racine de ses longs cheveux bruns jusqu'à la pointe des pieds, éclatait de rire, son paternel se contentait de marmonner
un : « sale mangeur de grenouille » avant de les rejoindre dans l'hilarité.
Il sent à nouveau le goût subtil du vin de l'exploitation familiale, la texture du foie gras le jour de Noël, l'odeur exquise des plats que sa mère préparait pour les grandes occasions.
Se souvenant de son dernier repas –poulet bouilli et petits pois à la menthe- un haut-le-c½ur le prend.
Lui revient en mémoire les recommandations de sa tante lorsqu'il l'aidait au restaurant qu'elle tenait : « Tu ne te laisse pas impressionner , tu ne prend pas de commande qui dénaturerait ma cuisine et surtout n'oublie jamais : en cas de conflit en France le client a toujours tord »
Mais surtout, surtout il se souvient d'Elle .
De ses cheveux bruns au parfum de violettes, de ses longues jambes brunies par le soleil, de ses yeux bleus myosotis au regard si pénétrant, de son rire musical qui retentissait haut et fort à la moindre occasion, de l'accent si mignon qu'elle avait lorsqu'il lui faisait réviser son anglais, du bonheur que sa seule présence lui apportait.
Mais soudain il se rappelle la vraie raison de ce comportement inhabituel.
Il tombe à genou puis se roule en position f½tal .
Cet après-midi-là, lorsque Peter est passé dans son bureau entre deux réunions, il a pris un verre de cognac, s'est laissé tomber sur son fauteuil et a ouvert son courrier avant de regarder à la fenêtre, cherchant en vain la compagnie réconfortante du soleil.
Sur la table, froissé par le tremblement des mains qui l'avait saisi était posé un faire-part de mariage qui venait de réduire à néant tous ses rêves.
Un faire-part arrivant de Provence...


[by ju']

# Posté le mardi 21 octobre 2008 14:20

Le Cinquième ^^

Le Cinquième ^^
La pluie tombait à grosses gouttes, mais Ils s'en fichaient.
Elle sortit la première, lui tendant la main

Take my hand, take a breath
(Prends ma main, inspire un grand coup)
Pull me close and take one step
( Suis moi, et fais un pas)
Keep your eyes locked on mine,
(Carde tes yeux dans les miens)
And let the music be your guide.
( Et laisse la musique te guider)

Il attrapa sa main et la suivit. Voulant savoir si :

Won't you promise me


...Elle pouvait lui promettre quelque chose, mais elle lui demanda avant :

Now won't you promise me, that you'll never forget

... De ne jamais l'oublier. Et de continuer de “danser” là où Ils iraient ensuite.

We'll keep dancing
To keep dancing wherever we go next

Elle lui avoua qu'il y avait autant de chance que d'être frappée par la foudre que de trouver quelqu'un comme Lui. Il reconnut la même chose pour lui.

It's like catching lightning the chances of finding someone like you

Qu'il n'y avait qu'une chance sur un million d'éprouver les mêmes sentiments que ce qu'Ils éprouvaient l'un pour l'autre.

It's one in a million, the chances of feeling the way we do

Qu'à chaque pas qu'Ils avaient fait ensemble, Ils se sentaient plus forts.

And with every step together, we just keep on getting better

Ils veulent donc pouvoir danser ensemble une dernière fois.

So can I have this dance
Can I have this dance
Can I have this dance

Cette fois, après quelques tours, ce fut à lui de parler.

Take my hand, I'll take the lead
(Prends ma main, je te guiderais)
And every turn will be safe with me
(A chaque moment avec moi, tu seras en sécurité)
Don't be afraid, afraid to fall
(N'aie pas peur, peur de tomber)
You know I'll catch you threw it all
(Tu sais que, de toute façon, je te rattraperais)

Ils ne pouvaient pas s'imaginer l'un sans l'autre, et s'avouèrent que, là où l'un serait, le c½ur de l'autre serait, et que même mille kilomètres ne pouvaient les séparer.

And you can't keep us apart
Even a thousand miles can't keep us apart
Cause my heart is wherever you are

Et ils se remirent à tourner.

It's like catching lightning the chances of finding someone like you
It's one in a million, the chances of feeling the way we do
And with every step together, we just keep on getting better
So can I have this dance
Can I have this dance
Can I have this dance

Ils se promirent qu'aucune montagne n'était assez haute, qu'aucun océan n'était assez large pour les séparer.
Ils se jurèrent que leur danse ne s'arrêterait jamais.
Ils savaient que leur histoire valait la peine de lutter

Oh no mountains too high enough, oceans too wide
'Cause together or not, our dance won't stop
Let it rain, let it pour
What we have is worth fighting for
You know I believe, that we were meant to be

Leur ronde incessante reprit.

It's like catching lightning the chances of finding someone like you (like you)
It's one in a million, the chances of feeling the way we do (way we do)
And with every step together, we just keep on getting better
So can I have this dance
Can I have this dance
Can I have this dance

Ils tournaient, tournaient.

Can I have this dance
Can I have this dance

Leur danse se termina là, Ils allaient être séparés, pour réaliser leurs rêves respectifs, mais savaient qu'un jour, leurs chemins se recroiseraient, et, tous deux espéraient qu'ils se mêleraient.



[by clo']

# Posté le samedi 25 octobre 2008 07:37

Modifié le samedi 25 octobre 2008 11:53